Journal de bord.

On se ment à nous-même.

Je viens à peine de vous dire à quelle point j’étais heureuse et puis en fait, non. Enfin si, mais non.
J’ai trop de mal à me détacher de mes sentiments, je ressens toutes ces choses trop fort, ça en fait tellement mal.
Je cache tout, je mens, à tout le monde.
Je ne me rappelle même plus de mes mensonges, de la vérité.
J’ai mal, comme d’habitude. J’ai toujours mal. Toujours.
J’pense recréer un journal, celui là se fait vieux, c’est vrai non ?
Z’allez pas me répondre hein.
Pfff, c’est n’importe quoi cette histoire de journal intime, qu’est-ce que je fiche là, à déballer ma life, toussa toussa ?
Amour, rend moi ma liberté, je me sens tellement enchaînée à tout ce que je fais… Je voudrais être un albatros, vaste oiseau des mers… Semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer, exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchent de marcher. Baudelaire, quel grand homme.
Lunatique.
Changement d’humeurs successives.
On se fait du mal. On s’aime, on se déteste, on se hait, on s’ignore. Et à chaque fois c’est la même chose : on se dit non pas nous, on résistera, on restera "amis" ! Ca me fait bien rire tout ça , tout le monde sait que c’est faux. Et puis merde, vivons.
Envie de boire, de me mettre la tête à l’envers.